vendredi 17 juillet 2009
André Breton, 1939.
"L'humour noir est borné par trop de choses, telles que la bêtise, l'ironie sceptique, la plaisanterie sans gravité...(l'énumération serait longue), mais il est par excellence l'ennemi mortel de la sentimentalité à l'air perpétuellement aux abois - la sentimentalité toujours sur fond bleu - et d'une certaine fantaisie à court terme, qui se donne trop souvent pour la poésie, persiste bien vainement à vouloir soumettre l'esprit à ses artifices caducs, et n'en a sans doute plus pour longtemps à dresser sur le soleil, parmi les autres graines de pavot, sa tête de grue couronnée."
jeudi 16 juillet 2009
Ponctue à souhait
ce n'est pas un lâcher-prise ce n'est pas une perte de contrôle c'est plus troublant plus complexe plus profond que ça je ne sais pas si ma raison s'égare ou si de mon propre chef je l'ai abandonnée sur le bas-côté car il n'y a rien de rationnel là-dedans la réflexion n'a pas sa place en quoi serait-elle utile d'ailleurs seuls mes sens me gouvernent comme les fils d'une marionnette impossible de ne pas ressentir vibrer frémir trembler pourquoi lutter
lundi 13 juillet 2009
Voyage au centre de la...Dordogne
3 jours de tournage intenses pour le documentaire auquel participent P&C, sous le soleil...exactement!
Sentiment étrange: je ne suis jamais venue ici, mais je retrouve avec plaisir des paysages, des parfums, des sons qui me rappellent mon enfance...
Je rentre épuisée, pourtant je me sens prête et impatiente pour tout ce qui va suivre et qui m'est encore inconnu. L'ivresse de mes rêves!
Je l'appelle, la guette, la demande de tout mon être.
J'ai envie...maintenant!!!!
dimanche 5 juillet 2009
Il était un soir...
Il était un soir, le vendredi 03 juillet de l'an 2009, où Dame Nature avait décidé de faire preuve de clémence.
Un soir, pas comme les autres...
Où les rêves devenaient réalité, où le temps était comme suspendu, où plus rien n'avait d'importance, enfin à l'exception d'une chose...jouir du moment présent!
Je garde dans mon coeur (bien à l'abri et au chaud), les regards complices, les éclats de rire, les mots échangés, comme autant de trésors, rares et précieux.
Il était un soir où j'ai goûté au bonheur, et j'ai trouvé ça...délicieux.
samedi 4 juillet 2009
...
Je tourne, tourne et tourne encore.
Le souffle me manque, je ne sens presque plus mon corps.
Au rythme des cris de la foule amassée devant moi, j'exécute ma dernière danse.
Dans les brumes de mon esprit, j'entrevois les soeurs Parque, fatals rouages du temps qui se rient de moi.
Pantin sans force, je m'abandonne à mon destin.
Je tourne, tourne et tourne encore.
Véritable horloge humaine, les secondes - fragments d'éternité - battent à mes tempes si fort, que je n'ai plus qu'un désir: que mon bourreau mette fin à mon supplice.
Crucifié sur la roue, offert aux yeux de tous, j'attends la mort salvatrice.
Le souffle me manque, je ne sens presque plus mon corps.
Au rythme des cris de la foule amassée devant moi, j'exécute ma dernière danse.
Dans les brumes de mon esprit, j'entrevois les soeurs Parque, fatals rouages du temps qui se rient de moi.
Pantin sans force, je m'abandonne à mon destin.
Je tourne, tourne et tourne encore.
Véritable horloge humaine, les secondes - fragments d'éternité - battent à mes tempes si fort, que je n'ai plus qu'un désir: que mon bourreau mette fin à mon supplice.
Crucifié sur la roue, offert aux yeux de tous, j'attends la mort salvatrice.
mercredi 1 juillet 2009
William Utermohlen : autoportrait du néant
La maladie d'Alzheimer décompose le soi. Souvenirs, perception du temps et de l'espace, s'effritent progressivement. Le peintre William Utermohlen s'est fait le témoin de l'évolution de sa propre maladie, en peignant jusqu'au bout des autoportraits qui reflètent le basculement de l'artiste dans l'oubli.
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