Viens plus près, mais approche-toi doucement...
Que je te devine d'abord, pour mieux te reconnaître.
Esquisser ton corps dans un geste fébrile, danser au rythme de ta respiration et laisser tout ton être m'apprivoiser...
Ma solitude vacille...
mardi 2 mars 2010
mardi 16 février 2010
mercredi 13 janvier 2010
De belles retrouvailles en perspective!

PROLOGUE : LE CLOWN
Le clown, c'est celui qui dérange.
Qui n'est pas à sa place. Celui qui essaie en vain de bien faire, d'intégrer le groupe. Le clown, c'est celui qui dérange. Qui n'a pas sa place, qui enfreint sans relâche. Dans l'énorme. Dans la disproportion. Avec la satisfaction de celui qui accomplit sa tâche.
IL NE RESPECTE RIEN. Aucun code, aucune norme. RIEN. Tout ce qui peut se transgresser, il le transgresse, avec application, avec assurance. LE CLOWN N'A PAS SA PLACE dans une société. Il ne peut pas se fondre, s'adapter, se couler. Il est en bois quand il faut être en fer. En feu quand il faut être en eau. C'est un nomade, un étranger, un sans-papier. On l'applaudit quand il ne sort pas de sa piste. Cantonné sur sa scène, il est adulé comme une bête en cage. MAIS COMBIEN DE TEMPS UN CLOWN POURRAIT-IL RESTER EN LIBERTE? Le clown, c'est celui qui dérange, qui n'est pas à sa place. C'est l'impondérable, l'inopportun, l'intrus, le paria...

« SORRY ! » OU L'ECLATEMENT DES DIFFERENCES
Il y a un projet qui rassemble les griots et les marionnettistes, les gamelans et les diseurs de conte. Il y a une lignée entre faiseurs de masques de Bâle et les fêtes des morts au Mexique. Pourquoi avons-nous besoin de spectacle ?
"Nous sommes trois compagnies. Trois familles. Trois générations. Nous venons de vingt nationalités différentes. Et nous avons senti il y a peu l'urgence de travailler ensemble. De dire : peu importe qu'il s'agisse de cirque, de musique, d'art plastique ou de théâtre. Nous avons besoin de créer ensemble. De créer quelque chose qui nous ressemble, quelque chose d'hétéroclite, de chaleureux, de voyageur. Quelque chose qui raconte le chaos joyeux de nos existences.
Nous sommes des nomades. Nous transportons nos maisons. Nous sommes obligés d'avancer. D'alléger quotidiennement des convois qui se chargent quotidiennement. De prendre là où l'on trouve. De laisser là d'où l'on part. À force de croiser les chemins, nous avons appris que la vie jaillit des chocs et des contradictions.
Nous sommes trois compagnies, chacune avec un langage propre, chacune avec ses expériences et ses boîtes à outils. Mais nous avons tous choisi un jour de mettre au centre de notre travail ces chocs et ces contradictions. Chacun à sa manière, nous racontons ce qui nous oppose. Ce qui naît de la rencontre de l'hydrogène et de l'eau. Nous tous, Français, Indiens, Polonais, Suisse, Tziganes, Néerlandais, Suédois, Indonésiens ou Bosniaques; nous tous circassiens, maçons, musiciens, comédiens, paysans, écrivains, costumiers, décorateurs, commerçants, éclairagistes, peintres ou plasticiens, nous partageons la même passion pour jouer de ce qui nous sépare.
« Sorry ! » C'est ce que l'on dit quand la dissemblance est trop flagrante. Qu'on se retrouve inadapté, malgré la meilleure volonté, au point de provoquer un choc. Pardon. C'est au cours d'une improvisation où ce mot revenait incessamment qu'est née la gageure de ce nouveau spectacle.
Nous sommes trois compagnies. Le Footsbarn, le Cirque Werdyn et les Fusains. Trois familles. Trois générations. Trois castes. Trois cercles. Et ce que nous ferons ensemble parlera de tout ce qui nous divise et qui nous rend si riche. Nous sommes trois compagnies et nous ferons au centre d'un cercle de spectateurs, un spectacle de toutes nos directions contraires. A la croisée de regards qui convergent, nous irons au bout de nos divergences."
« Sorry ! » est le nouveau projet porté par le Footsbarn Travelling Theatre, et qui prendra la route en 2010.

Pour en savoir plus...
Source: www.epeedebois.com
mercredi 30 décembre 2009
Décidément, le Danemark me parle...
"Le Fil de la Vie" est un film d'animation danois de 2005...mais que l'on ne s'y trompe pas.
Point de numérique ou autres effets spéciaux ahurissants, juste des marionnettes!
Juste des marionnettes...C'est justement ce que j'ai tant aimé.
Le rendu est époustouflant, beau, magique.
Je ne sais pas trop pourquoi j'y repense ce soir, mais se rappeler un bon souvenir n'est jamais désagréable, enfin...pas en ce qui concerne ce petit bijou, en tout cas.


Point de numérique ou autres effets spéciaux ahurissants, juste des marionnettes!
Juste des marionnettes...C'est justement ce que j'ai tant aimé.
Le rendu est époustouflant, beau, magique.
Je ne sais pas trop pourquoi j'y repense ce soir, mais se rappeler un bon souvenir n'est jamais désagréable, enfin...pas en ce qui concerne ce petit bijou, en tout cas.


dimanche 27 décembre 2009
lundi 14 décembre 2009
"La Subversion des Images" au Centre Pompidou
"Anatomie de l'image" (L'une des 9 sections thématiques de l'exposition)
Témoignage du corps, de son animalité, de son étrangeté, de sa folie, de sa « beauté convulsive », le médium photographique est lui-même mis à rude épreuve : surimpressions, solarisations, brûlages, grattages, voilages, distorsions, jeux chimiques modifient la matière des images, avant même les figures. C’est que le corps, pour les surréalistes, est le laboratoire de la « beauté convulsive » chère à André Breton. L’expression dit combien il s’agit ici de désir en même temps que d’écart vis-à-vis des normes esthétiques, de plaisir en même temps que de souffrance.
"La Nébuleuse" par Raoul Ubac (1939)

Une femme en maillot de bain devient ce que l’artiste nomme « déesse foudroyante » : cette métamorphose résulte du brûlage, autre procédé souvent utilisé par Ubac. Il s’agit de placer la plaque de verre d’un négatif exposé dans un récipient d’eau chaude, afin de faire fondre l’émulsion. « C’était donc, écrit l’artiste dans une lettre à Yves Gevaert, un automatisme de destruction, une dissolution complète de l’image vers l’informel absolu. J’ai traité de cette manière une bonne partie de mes négatifs, le résultat étant le plus souvent décevant, sauf dans un cas (…), La nébuleuse. » (Rosalind Krauss, « La photographie au service du Surréalisme », in Explosante fixe.)
Témoignage du corps, de son animalité, de son étrangeté, de sa folie, de sa « beauté convulsive », le médium photographique est lui-même mis à rude épreuve : surimpressions, solarisations, brûlages, grattages, voilages, distorsions, jeux chimiques modifient la matière des images, avant même les figures. C’est que le corps, pour les surréalistes, est le laboratoire de la « beauté convulsive » chère à André Breton. L’expression dit combien il s’agit ici de désir en même temps que d’écart vis-à-vis des normes esthétiques, de plaisir en même temps que de souffrance.
"La Nébuleuse" par Raoul Ubac (1939)

Une femme en maillot de bain devient ce que l’artiste nomme « déesse foudroyante » : cette métamorphose résulte du brûlage, autre procédé souvent utilisé par Ubac. Il s’agit de placer la plaque de verre d’un négatif exposé dans un récipient d’eau chaude, afin de faire fondre l’émulsion. « C’était donc, écrit l’artiste dans une lettre à Yves Gevaert, un automatisme de destruction, une dissolution complète de l’image vers l’informel absolu. J’ai traité de cette manière une bonne partie de mes négatifs, le résultat étant le plus souvent décevant, sauf dans un cas (…), La nébuleuse. » (Rosalind Krauss, « La photographie au service du Surréalisme », in Explosante fixe.)
mercredi 2 décembre 2009
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